CALVIN COOKE a remporté un énorme succès au Chicago Blues Festival de 2005 ainsi qu’au Pocono Blues Festival. Michael Cloren, le célèbre organisateur de ce festival a déclaré que Calvin avait été PRODIGIEUX … Nous avons vendu tous ses CD’s après le premier set … et nous aurions pu en vendre une centaine de plus. Dan Graham, l’organisateur du Kitchener Ontario Blues Brews & BBQ Festival a également affirmé que Calvin avait été SENSATIONNEL.
Heaven, le nouveau CD de Calvin Cooke, maître incontestable de la pedal steel guitar, est paru sur le label Dare. A Nashville, les steel guitaristes de musique country l’ont surnommé le « B.B. King de la steel guitar gospel. » Il y a peu de temps, Calvin Cooke était l’un des secrets les mieux gardés de Detroit, en dépit du fait qu’il joue depuis 45 ans à l’est de la ville, dans une église de la House of God. Il s’agit en fait d’un nouveau genre de gospel extrêmement énergique dont les amateurs de blues semblent très friands. On dit que ce disque constitue une « passerelle » entre les deux genres musicaux.
Le tout premier CD de Calvin Cooke a été produit par Robert Randolph, disciple de Calvin depuis de nombreuses années. Randolph est surtout connu pour être la première super star à avoir fait son chemin parmi les maîtres actuels de la « Sacred Steel ». Apparu dans les églises, ce style très énergique de guitare slide électrifiée est né il y a plus de 65 ans. Interprété à la guitare pedal steel dans les Eglises de la communauté noire mais uniquement au sein des congrégations de la House of God, il a été et demeure actuellement partie intégrante du culte, partout où les fidèles se rassemblent.
En fait, jusqu’à la seconde moitié des années ’90, cette musique ne s’était jamais fait entendre en dehors des églises. C’est à ce moment que des rumeurs faisant allusion à un fabuleux nouveau style de guitare slide commencèrent à se répandre parmi les amateurs de blues qui idolâtraient depuis longtemps les sonorités électriques des maîtres de la slide tels que Muddy Waters ou Jeff Beck. Les amateurs de slide, habitués d’entendre leur musique interprétée sur des guitares électriques à six cordes, furent, dans un premier temps, déconcertés à l’écoute de compositions encore plus puissantes interprétées sur des guitares pedal steel. L’attrait de la musique de Cooke transcende toutes les frontières qui ont jusqu’à présent divisé les styles qui font que la musique américaine est tellement appréciée dans le monde entier.
Né en 1944 à Cleveland, Ohio, dans une famille qui appartenait à l’obédience Jewell de la Church of the Living God qui avait une forte tradition de steel guitar, Calvin Cooke saisit pour la première fois en 1955 une guitare qu’un membre de sa famille lui avait achetée. Il s’agissait d’une guitare noire à six cordes mais ses doigts étaient trop petits pour en jouer. C’est ainsi qu’il a obtenu le son désiré en faisant glisser un couteau le long des cordes. Peu après, sa mère lui acheta une guitare steel chez un prêteur sur gages du coin. Aujourd’hui encore, Calvin utilise parfois cet instrument sur scène.
Dès 1958, Cooke a apporté à l’obédience Keith l’influence de la musique pratiquée au sein de l’obédience Jewell, caractérisée par un tempo plus lent et par des rythmes de boogie. L’évêque Henry Harrison a été tellement impressionné par le jeune virtuose de guitare steel qu’il emmena Cooke avec lui en tournée pour prêcher l’Evangile. Harrison était charpentier et ensemble, pendant la journée, ils ont participé à la construction d’églises. Le soir, il jouait et chantait pendant que l’évêque prêchait. En d’autres lieux et à la même époque, un jeune homme appelé Sam Cooke, un cousin éloigné, avait déjà effectué le passage du gospel à la musique populaire et obtenait dans tout le pays une large audience sur les radios AM ainsi qu’à la télévision dans l’émission American Bandstand.
Depuis le début et d’un bout à l’autre des Etats-Unis, Calvin Cooke a officiellement prêté sa voix à la House of God. Sans relâche, il a voyagé avec des dignitaires et, pendant des décennies, il a joué presque tous les jours en public. Ce n’est donc pas étonnant qu’il soit à présent considéré comme le maître le plus influent de la guitare pedal steel, dans la tradition de la Sacred Steel. Il est d’ailleurs l’un des rares guitaristes « sacred steel » qui chante pendant qu’il joue.
Innovateur sur la pedal steel à 10 cordes qu’il accorde de façon unique suite à un rêve, Cooke présente lors de ses concerts un travail stupéfiant sur la lap steel. Son orchestre actuel se compose de musiciens d’église expérimentés originaires de Detroit mais aussi de sa femme Grace à la voix puissante et émouvante ainsi que du guitariste Jay Caver et du percussionniste Ivan Shaw.
On retrouve Calvin Cooke dans le récent documentaire récompensé intitulé SACRED STEEL, filmé dans plusieurs lieux de culte. Ce film comprend des interviews, des concerts et des enregistrements historiques des principaux musiciens du genre comme les Campbell Brothers, Willie Eason, Robert Randolph, Henry Nelson et beaucoup d’autres. Un CD est également paru sur le label Arhoolie. Le 31 mars 2001, Calvin s’est aussi vu attribuer la Sacred Steel Guitarist Heritage Award lors de la deuxième Convention Annuelle de Sacred Steel.
En octobre 2004, en compagnie de son protégé, Robert Randolph, Calvin Cooke a été l’invité spécial de l’émission Austin City Limits, sur la chaîne de télévision PBS. Cooke a également voyagé avec Robert Randolph pour assurer la première partie de la tournée US d’Eric Clapton. Le dernier CD de Calvin, Heaven, empreint de ferveur sans pour cela verser dans la bigoterie est très émouvant. Les amateurs de guitare slide seront séduits par ce CD. Calvin Cooke est un chanteur poignant, bourré de talent, doublé d’un compositeur exceptionnel.
Copyright Georges LEMAIRE for the French translation.